Situation actuelle : désorganisation des systèmes agraires et stratégies de survies
A cause de conflits dans fin, les populations rurales se sont vues privées d'une grande part de leurs moyens de production (semences, outils, équipement, animaux). Les réfugiés qui commencent à rentrer chez eux et les villageois qui sont restés reprennent aujourd'hui leurs activités avec des moyens limités et dans des situations contrastées où s'observe parfois un dénuement extrême. Les terres abandonnées voisinent des plantations en bon état. Certaines terres sont en voies de réhabilitation et quelques plantations d'hévéas sont prêtes à être saignées.
![]() Main locations of the agricultural and nutritional survey |
Cependant, les conflits qui ont repris en septembre 2003 ont laissé leur empreinte dans la population. Dans le Bonté de Bong, les élevages ont été perdus et il n'existe plus que de rares activités piscicoles ; il n'y a plus ni riz ni outils, ce qui implique la mise en place d'activités ponctuelles d'urgence. et les activités qui ont repris développées ne sont que des mesures d'extrême urgence. Plus grave, seules quelques terres ont été préparées pour la mise en culture, du fait du manque de semence et de force de travail disponible.
Si certains fermiers espèrent des distributions de semences et d'outils dans un proche avenir, aucune n'a eu lieu jusqu'à présent… Qu'en sera-t-il de la récolte de riz de fin d'année (décembre-janvier) ? Quels sont les stocks sur lesquels peuvent compter les villageois et les réfugiées qui rentrent chez eux ? La crainte d'une pénurie de riz d'ici mars 2005 est extrêmement présente.


