Deux principes fondateurs pour ASUR :
s'appuyer sur les attentes exprimées par les « sinistrés » eux-mêmes ;
les accompagner dans la construction de leur projet de retour d'activité.
Tout projet d'Asur passe préalablement par une période d'identification réalisée avec les sinistrés par un binôme d'experts en sciences sociales et en sciences technologiques. Il s'agit de choisir avec eux les thèmes de la formation ou d'appui qu'ils attendent et la manière de construire, sur cette base, des projets individuels et collectifs qu'ils pourront réaliser lors de leur retour.
Cas des réfugiés et des déplacés séjournant en camp. La phase d'urgence étant passée, la situation des réfugiés se stabilise. Quelques ONG commencent à intervenir dans les camps, dispensant leurs services et proposant leur aide. La vie s'organise. Pourtant, les « occupations » sont monotones, peu personnalisées, voire maladroites. Ainsi, des populations rurales déplacées se voient parfois offrir la possibilité de travailler la terre, mais cela se fait dans des conditions où elles se sentent utilisées comme simple main d'œuvre. Rarement associés à la définition et à la prise de responsabilité dans les activités offertes, les réfugiés ne les envisagent pas comme une préparation à leur retour. Or parmi eux, les qualifications professionnelles originelles sont parfois élevées : techniciens et ingénieurs d'agriculture ; professeurs d'université ; petits entrepreneurs. En s'appuyant sur les compétences présentes dans les camps, ASUR a le projet de « réanimer la dynamique d'espérance et d'entreprise » auprès de ceux qui souhaitent préparer leur projet de retour.

